Couverture du livre Les héritiers de la mine
Portait de Catherine Voyer-Léger

Un choix de Catherine Voyer-Léger

Autrice

Portait de Catherine Voyer-Léger

Un choix de Catherine Voyer-Léger

Autrice

Les héritiers de la mine

Éditeur
Éditions XYZ

Catégorie
En vedette Les Correspondances d’Eastman Choix de personnalités

D'un roman à l'autre, Jocelyne Saucier nous entraîne dans un univers complètement différent. Son premier roman, La vie comme une image, une bulle intimiste qui raconte l'histoire d'un meurtre invisible, a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada. Les héritiers de la mine, finaliste au Prix France-Québec Philippe-Rossillon, est un suspense psychologique où le monde souterrain rejoint une douleur qui refuse de se nommer. Dans son dernier roman, Jeanne sur les routes, l'auteure nous plonge dans une quête d'amour impossible au coeur de la Babel communiste qu'était Rouyn-Noranda dans les années trente. Jocelyne Saucier est née au Nouveau-Brunswick mais vit en Abitibi. À la fin de l'été, plusieurs familles avaient quitté Norco. Lasses d'espérer sans espoir, épuisées, harassées, écrasées par le soleil et la guerre que nous leur faisions, les familles partaient, avec ou sans leur maison, leur tacot rempli à ras bord de marmaille, de boîtes, d'objets sans nom, et, avant de quitter la ville, elles faisaient un détour par notre maison, leur vieille auto hoquetant sous la charge, et dans un tintamarre de klaxon, de ferraille et de hurlements de colère, le père, la mère et les enfants, le visage furibond, le poing tendu, les yeux exorbités, nous injuriaient comme ils n'avaient jamais osé : « Restez en enfer, bande de sauvages ! Crevez dans votre merde, espèces d'arriérés mentaux ! » Nous avions gagné.